Bronzer sans risque

Avec plus de 1.5 mètres carrés chez l’homme adulte, la peau est un organe de grande dimension; elle constitue la première barrière contre les produits chimiques, les rayonnements et les infections, tout en limitant l’évaporation des fluides corporels. On distingue dans la peau trois couches: l’épiderme (qui comprend une couche supérieure de cellules mortes appelée « couche cornée »), le derme et le tissu sous-cutané. L’épiderme qui forme la couche supérieure, se renouvelle constamment.

L’épiderme est séparé du derme par deux sortes de cellules se renouvellant sans cesse: les kératinocytes et les mélanocytes. Les mélanocytes synthétisent un pigment, la mélanine, qu’ils transfèrent vers les kéranocytes voisins. Une troisième sorte de cellules, cellules de Langerhans, se trouve directement sous la couche cornée et est capable de détecter des substances étrangères ou anormales; elle joue un rôle très important dans la reconnaissance immunitaire. Leur activité est très sensible au rayonnement UV intense. Les fibres de collagène se rompent, avec pour conséquences une moindre élasticité et un vieillissement précoce de la peau.

Des recherches avaient mis en doute la valeur protectrice des crèmes solaires, allant même jusqu’à dire que c’étaient elles qui pouvaient accroître les risques de cancer. Mais, selon Régen Drouin, membre de l’équipe de recherche de l’Université Laval, ces résultats étaient biaisés pour deux raisons. D’abord, lorsque les gens utilisent la crème solaire, ils changent leurs habitudes de vie et restent plus longtemps au soleil. De plus, au moment de ces études, les crèmes solaires bloquaient bel et bien les rayons UVB, qui causent les coups de soleil, mais pas les UVA, qui peuvent causer des dommages aux cellules de notre corps.

Pour tester l’efficacité des crèmes solaires, les chercheurs de l’Université Laval ont utilisé des échantillons de peau cultivés en laboratoire, qu’ils ont exposé à une source de lumière artificielle équivalente à celle de soleil. Contrairement aux échantillons de peau enduits de crème solaire de type FPS 30, les échantillons sans protection montraient des signes de lésions dont la gravité augmentait avec la durée de l’exposition aux ultraviolets. « Malheureusement, la protection n’est pas totale; les rayons ultraviolets causent quand même des lésions qui peuvent mener au cancer », signale Régen Drouin.

Bien que l’hypothèse selon laquelle les crèmes solaires préviennent le cancer est très plausible, elle reste toutefois à démontrer expérimentalement. En effet, lors de cette étude, les chercheurs ont utilisé des échantillons de peau dépourvus de mélanocytes, qui sont les cellules produisant la mélanine, agent responsable du bronzage. Selon Régen Drouin, les mélanocytes protègent contre les rayons UVB, mais une hypothèse présentement à l’étude dit qu’ils libèrent dans l’organisme des radicaux libres susceptibles eux aussi de causer le cancer.

Voici les ingrédients d’un produit servant à protéger du soleil:

  • Huile de palme rouge, protéines de poisson, glycérol, concentrât de caroténoides d’huile de palme rouge, levure enrichie au sélénium
  • Émulsifiant: lécithine de soja (non OGM)
  • Colorant: caramel couleur E171
  • Épaississant: cire d’abeille
  • Vitamine E d’origine naturelle, extrait de melon riche en S.O.D (super oxyde dismutase)
  • Conservateur: E124
  • Le concentrât d’huile de palme rouge: source naturelle la plus riche et la plus complète des caroténoides totaux naturels.
  • L’extrait de melon: riche en superoxyde dismutase, enzyme anti-oxydant parmi les plus actifs, aide à combattre les radicaux libres, principaux responsables du vieillissement prématuré de la peau dont les effets nocifs sont « suractivés » lors de l’exposition solaire.
  • La vitamine E et le sélénium: apportés à 100% des apports jounaliers recommandés permettent à peau de rester souple, bien protégée, et bien hydratée.

 

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