Stratégies de défense des animaux marins

Les êtres vivants ont toujours spécialisé dans au moins deux domaine : survivre et procréer. Le cas qui nous intéresse est la survie des animaux marins (plus particulièrement dans l’estuaire du Saint-Laurent au Canada) et qui dit survie dit moyens de défense. Tout d’abord, pourquoi se défendre??? Il y a trois principales raisons : pour protéger sa vie (échapper aux prédateurs), pour protéger ses petits et son territoire. Il existe plusieurs moyens de défense mais dans le présent texte, nous définirons ceux de la moule bleue, de l’oursin, de l’anémone et de l’étoile de mer.

Certaines espèces possèdent de véritables armures ou cuirasses qui protègent partiellement ou complètement leur corps des ennemis éventuels. La moule bleue, de son nom latin Mytilus edulis et qui fait partie de l’ordre des Mytiloïdes dans la sous-classe des Bivalves Ptériomorphes, se protège grâce à ses deux valves (coquilles) presque impossibles à ouvrir à cause des puissants muscles qui les tiennent fermées. Cette moule vit dans le médio-littoral (région définie entre la marée haute et basse) où elle est soumise à différents dangers tels l’assèchement et la prédation dû au retrait des eaux lorsque la marée est basse. Elles sont ainsi vulnérables au soleil, aux humains ainsi qu’à leurs prédateurs (étoiles de mer, ect.) mais heureusement leur solide coquille perméable leur permet de se protèger de la plupart des dangers énumérés ci-haut.

Outre sa coquille, la moule bleue possède un autre moyen de défense : la cachette. Ainsi lorsqu’elle se sent menacée, elle s’enfouit dans le sable grâce à la mobilité de son pied. Mais ce n’est pas le seul animal qui aime jouer à cache-cache, car d’autres espèces de mollusques adorent se cacher dans le sol marin. Cependant, ce n’est pas la seule cachette qui existe car le milieu marin offre plusieurs abris à d’autres espèces, comme les grottes et les rochers. Par exemple, littorines (petits escargots marins) s’accrochent dans des anfractuosités (cavités, creux) de rochers, sont quasi-impossible à déloger.

Dans le même ordre d’idée, les oursins fouisseurs (groupe des spatangus et de l’embrenchement des échinodermes) peuvent eux aussi s’enfouir dans le sable grâce à leur test (carapace qui protège le corps) garni de piquants, de podias et de pédicellaires (pinces minuscules des oursins dont certaines sont venimeuses) spécialement adaptés à la vie dans l’épaisseur des sédiments marins. Ils peuvent aussi se camoufler en maintenant des fragments d’algues sur leurs pédicellaires. Ce ne sont pas toutes les epèces d’oursins qui peuvent s’enfouir mais elles possèdent tous une carapace épineuse qui leur permet d’intimider les prédateurs en offrant à ceux-ci une mastication très douloureuse. Avis aux interressés!
Les oursins sont des animaux qui doivent constamment être dans l’eau pour vivre. Donc, pour éviter de se faire déplacer par les marées, ils doivent s’accrocher à des rochers solides à l’aide de leurs podias (épines terminées de ventouses), et ainsi rester dans leur cuvette lorsqu’ils sont dans le médio-littoral.

Les étoiles de mer, quant à elles, sont des échinodermes qui font partie de la classe des astéroïdes et qui vivent dans l’infra-littoral. Leur moyen de défense principal, lorsqu’elles se font attaquer, est l’auto-ablation. Par exemple lorsqu’elle se fait attaquer, elle peut sectionner un de ses membres et le laisser comme festin à son prédateur pendant qu’elle s’enfuit pour se cacher. L’étoile peut se permettre cette fantaisie puisqu’elle possède la capacité d’auto-regénération de ses membres, opération qui s’effectue en moins d’un an. D’autres préfèrent l’agressivité à la fuite et mangent tout ce qui se trouve autour d’elles pour ne pas se faire manger elle-même. Souvenez-vous qu’il vaux mieux prévenir que guérir…

Finalement, les anémones! Ces petits êtres qui ressemblent à de jolies plantes mais qui n’en sont pas, ne font pas seulement qu’embellir le paysage marin en restant passif. Aussi inoffensives qu’elles puissent paraître, elles sont en réalité de vraies empoisonneuses. Elles appartiennent au sous-règne des Eumétazoires dans la classe des Anthozoaires. Elles se protègent grâce aux toxines relâchées par les cnidoblastes. Ce venin provoque de douloureuses brûlures pour l’être humain et peuvent être mortelles pour de plus petits animaux marins. De plus, l’anémone peut s’associer avec d’autres animaux marins. Prenons par exemple, un crabe qui possède une anémone sur sa carapace. Il aura l’avantage d’éloigner les prédateurs éventuels grâce à la présence de l’anémone. Nous sommes donc en présence d’un cas d’association profitable pour les deux parties.

Nous avons pu observer comme systèmes de défense: l’armure, la cache, l’auto-ablation, le poison, l’association et un peu d’intimidation. Cependant, il existe beaucoup d’autres moyens non-énumérés dans ce texte car les fonds marins nous offrent une grande diversité d’espèces et chacunes a ses propres armes adaptées à son milieu et à son mode de vie. Toutefois, nous étant difficilement accessible, l’univers marin reste un mystère pour la plupart des hommes.

Be the first to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*