La formation du système solaire

formation du système solaire

Au début, on ne se questionnait même pas sur l’origine des planètes et du Soleil puisqu’on les croyait immuables et éternels. Mais cette idée disparut au cours du XIXe siècle, époque où l’on réalisa que les astres naissaient et mourraient. Ils possédaient donc une histoire ! Quelques théories quant à l’origine du système solaire ont vu le jour. Celle qui fut retenue et qui fait encore l’unanimité est celle de l’accrétion.

Il y a de cela approximativement 4,6 milliards d’années, notre système solaire ne ressemblait à rien d’autre qu’un immense nuage de gaz et de poussières interstellaires. Cette nébuleuse primitive informe a du être perturbée d’une quelconque façon ( vraisemblablement par l’onde de choc d’une supernova avoisinante ), car elle s’est contractée sous l’effet de sa propre gravité en un disque d’accrétion d’une centaine d’années-lumière de diamètre. Au centre de ce disque est apparue progressivement une protoétoile qui a grossit de plus en plus pour devenir notre Soleil. Les restes de la nébuleuse, constitués de roches et de glace, se sont peu à peu agglomérés pour former des protoplanètes. La force d’attraction des gros morceaux leur a permis d’attraper plus de débris. En grossissant, leur masse augmentait, et par de fait même leur attraction, ce qui les faisait grossir plus rapidement, au détriment des plus petits. Les protoplanètes les plus éloignées du Soleil ont réussi à capter plus de matière du fait de leur éloignement de l’étoile centrale. Elles ont donné naissance aux planètes joviennes. Leur composition ressemble beaucoup à celle du Soleil et de la nébuleuse primitive : de l’hydrogène et de l’hélium. Ce ne fut pas le cas pour les corps qui gravitaient plus près du Soleil. Les éléments les plus lourds, principalement les métaux et la roche, se sont rassemblés plus près de l’étoile pour donner naissance aux planètes telluriques. Elles sont demeurées relativement petites puisque le Soleil leur  » volait  » la matière du fait de son attraction considérable. Pluton demeure cependant un cas à part. Plusieurs croient qu’il serait un satellite de Neptune qui aurait échappé à l’attraction de sa planète.

La majorité des planètes se sont dotées d’un système de satellites. Le principe qui leur a donné naissance semble être le même que celui à l’origine du système solaire, mais à plus petite échelle. Un disque de matière en orbite autour des planètes s’est aggloméré en un ou plusieurs corps qui se sont à leur tour solidifiés. Mercure et Vénus y ont échappé sûrement pour la même raison que mentionnée plus haut : le Soleil aurait attiré toute la matière qui aurait pu servir à la formation de futures lunes. Bien que l’origine de plusieurs satellites s’explique par ce phénomène, il n’en reste pas moins que beaucoup se sont formés complètement ailleurs dans le système solaire pour migrer vers une planète. On parle alors d’astéroïdes capturés. Les anneaux que possèdent les planètes géantes, quant à eux, ont sûrement vu le jour lorsque des astéroïdes se sont approchés trop près et ont été désintégrés par l’attraction gravitationnelle de la planète en question.

Le système solaire est aujourd’hui plutôt tranquille. Mais jadis, un intense bombardement météoritique faisait rage. Les astéroïdes sont en fait des corps qui ne se sont pas agglomérés en planètes, et qui, pour la plupart, présentent des formes irrégulières. Vagabondant sur des orbites facilement perturbables, ils ont inévitablement heurté les planètes pour laisser leurs traces sur celles du type tellurique ainsi que sur leurs satellites. A quelques exceptions près, ces traces sont encore visibles aujourd’hui, témoignant de la violence des impacts de l’époque. Sur les corps dotés d’une atmosphère, comme la Terre, les cratères ont été effacés par l’érosion. Sur certains autres, comme Io, c’est le volcanisme qui fut à l’origine du nettoyage.

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