Henri Moissan

Henri Moissan

Né à Paris, M. Moissan commença son éducation au Collège de Meaux, suivi du laboratoire d’Edmond Frémy au musée d’histoire naturelle. Il obtient sa licence en 1874, puis son diplôme de pharmacien à l’École supérieure de pharmacie en 1879, et enfin son doctorat à la faculté des sciences en 1880. En 1886, il est nommé professeur de toxicologie à l’École supérieure de pharmacie et en 1889, professeur de chimie minérale à la faculté des sciences.

Les premières recherches de M. Moissan concernèrent l’échange entre l’oxygène et le dioxyde de carbone dans les feuilles des plantes. En 1984, il tourna son attention vers la chimie du fluor. Les travaux de Moissan sur les composés du fluor et l’isolement de cet élément sont remarquables à deux titres : non seulement ils ont débouchés sur de nombreuses applications dans l’industrie chimique, mais ils témoignent d’une ingénuité et d’une persévérance exceptionnelle. Ses premières expériences sont un échec, jusqu’à ce qu’il mette au point un appareil composé d’un tube en U en platine, dans lequel il provoque une réaction entre deux composés du fluor : du fluorure de potassium acide déshydraté (KF) dissout dans de l’acide fluorhydrique anhydre (HF). C’est grâce à cet appareil qu’il réussit, en 1886, à isoler le fluor pour la première fois de l’histoire.

En 1892, M. Moissan supposait que les diamants pouvaient être reproduit en cristallisant du carbone sous pression provenant de fer fondu. C’est ainsi qu’il inventa le four électrique simple atteignant des températures allant jusqu’à 3500 degrés Celsius. Celui-ci s’est avéré ensuite un outil idéal pour la production industrielle, notamment celle à grande échelle de l’acétylène à partir du carbure de calcium. Pour ses travaux, Moissan a reçu le prix Nobel de chimie en 1906.

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