La planète Terre

planète Terre

La Terre: une planète à part

De toutes les merveilles présentent dans ce système solaire et de tout ce que l’on peut observer et admirer la Terre demeure, en toute objectivité, l’astre le plus fascinant qui existe (pour l’instant !). Notre planète bénéficie d’une place de choix parmi les neufs autres qui l’entourent. En effet, elle n’est ni trop près ni trop loin de l’étoile centrale et peut ainsi profiter d’un climat favorable à l’apparition de la vie. Outre ce facteur, la vie fut favorisée par une atmosphère qui crée un effet de serre naturel, augmentant la température globale de 35°C en moyenne, sans quoi il ferait beaucoup plus froid dans notre petit coin d’espace ! De plus, un champ magnétique relativement important bloque la quasi-totalité des rayons cosmiques mortels tout en produisant l’un des plus beaux phénomènes observables à l’oeil nu : les aurores polaires. Ces dernières sont provoquées par les particules du vent solaire qui dévient au contact de la magnétosphère et s’engouffrent au niveau des pôles pour donner, à la hauteur des cercles polaires, un spectacle lumineux des plus grandioses.

L’atmosphère et l’eau de la Terre

Au début de son histoire, l’atmosphère de la Terre ne détenait pas la même quantité d’oxygène qu’aujourd’hui. L’apparition de divers micro-organismes a considérablement aidé à augmenter cette quantité, ce qui a permis à d’autres espèces de naître. Les végétaux et les animaux, ainsi que tous les autres règnes vivent désormais en symbiose, ce qui signifie qu’ils ont mutuellement besoin de l’un et de l’autre. Les organismes photosynthétiques transforment le CO2 en oxygène alors que les organismes mitochondriens font la réaction inverse par le procédé de respiration. Notre atmosphère suit donc un certain équilibre. A l’échelle de l’histoire de la Terre, l’homme n’est apparu que très récemment. Ces êtres particuliers capables de raisonner semblent avoir pris le contrôle, pour le meilleur ou pour le pire, de toutes les merveilles de la création. Toute cette belle vie, telle que nous la connaissons, serait impossible sans l’apport d’un élément essentiel qui, jusqu’à preuve du contraire, est typique à la Terre : l’eau à l’état liquide. Cette denrée précieuse recouvre 71 % de la superficie de notre globe.

La géologie terrestre

Géologiquement parlant, la Terre est plutôt complexe et vivante. Sa surface est relativement jeune. Elle est presque totalement engloutie sous une couche fraîche de magma. Notre planète est également l’une des rares ( sinon la seule ) à avoir une tectonique des plaques, un phénomène qui divise la croûte terrestre en huit plaques principales qui flottent sur le manteau. Ceci a pour conséquences les tremblements de terre, la plupart des éruptions volcaniques ainsi que ce que l’on appelle la dérive des continents. Il y a plusieurs millions d’années, tout porte à croire que la Terre ne possédait qu’un seul et unique grand continent, baptisé Pangée. Cette théorie est appuyée par au moins deux faits incontestables : l’Amérique du Sud s’emboîte presque parfaitement avec l’Afrique et on a découvert des fossiles de dinosaures de même espèce sur différents continents, ce qui prouve que ces derniers pouvaient ce déplacer d’un bout à l’autre du monde, en quelque sorte. De plus, l’océan Atlantique tend à s’élargir, accentuant ainsi l’éloignement entre les deux côtes.

La surveillance de la Terre

La Terre est le berceau de l’humanité. Mais l’on ne demeure pas dans son berceau pour toujours. Depuis le début de la conquête spatiale, nos connaissances sur notre planète se sont à la fois précisées et étendues. Les satellites météorologiques nous renseignent sur l’état de l’atmosphère et prédisent la plupart des catastrophes naturelles. Ils permettent également de suivre à la trace le niveau des océans, qui augmente d’environ 2 mm par an à cause de la fonte des glaces, et d’étudier les conséquences du réchauffement climatique. Quelques scientifiques stipulent que ce problème, habituellement associé à l’activité humaine, serait causé par le Soleil. D’autre part, un phénomène étrange connu sous le nom de précession des équinoxes fait osciller l’axe de rotation de la Terre. L’étoile dite polaire change donc à tout les 12 000 ans environ. Ainsi, bientôt ( 12 000 ans ) ce ne sera plus Polaris qui nous servira de point de repaire fixe, mais Véga.

L’exploration spatiale a par contre un méfait grave : la pollution circumterrestre, qui augmente de façon exponentielle, exposant les satellites et les voyageurs de l’espace à des risques inutiles. Un simple fragment de peinture peut transpercer le hublot d’une navette instantanément et provoquer la mort de tout l’équipage. A l’opposé, il est plus intéressant de rappeler que l’exploration spatiale a beaucoup de bienfaits, comme on peut le voir. De plus, les images prises par satellites ou par des sondes interplanétaires sont d’une rare beauté. Les humains qui vivent au sol peuvent croire que leur monde est énorme et doté d’une atmosphère inépuisable. Mais, l’astronaute en orbite témoigne de la fragilité de notre globe. Sur plus de 6 000 kilomètres de rayon, l’atmosphère essentiel à la vie ne s’étend que sur 15 kilomètres. Vue de l’espace, la Terre est un monde inoffensif et fragile.

La compagne de la Terre: Lune

La Lune intrigue les hommes depuis bien longtemps. Plusieurs superstitions non-fondées quant à son influence sur la Terre et ses habitants ont régné pendant plusieurs siècles. Mais aujourd’hui, à l’ère oû l’on comprend mieux les phénomènes qui nous entourent par le biais de la science, il est prouvé que la Lune n’influence guère nos vies, si ce n’est l’exception des marées. La force gravitationnelle de la Lune tire de façon significative sur notre Terre. Les surfaces solides réagissent moins mais au niveau des océans, beaucoup plus malléables, l’effet est flagrant.

La Lune nous montre toujours la même face. Sa période de rotation sidérale et de révolution autour de la Terre sont synchrones. Ceci s’explique encore par les forces gravitationnelles qui règnent entre la Terre et la Lune. La Terre a ralentit la période de rotation de son satellite, de sorte qu’un seul côté pointe vers nous. Également, la Lune joue sur la rotation de la Terre, mais dans une proportion beaucoup moindre. Ainsi, le jour terrestre diminue de 1,5 milliseconde chaque année. Insignifiant, oui. Mais au bout de quelques millions d’années, les périodes de rotations des deux astres seront telles qu’ils ne se montreront qu’une seule face l’un et l’autre, tout comme c’est déjà le cas pour Pluton et Charon.

Diverses théories en ce qui a trait à la formation de l’astre lunaire sont apparues avec les années. Mais toutes possèdent quelques lacunes. L’une de ces théories, celle de la fission, veut qu’au début de son histoire, la période de rotation de la Terre, encore en fusion à l’époque, devait être suffisamment élevée pour qu’un morceau s’en détache et se place en orbite autour d’elle. Cependant, pour qu’un îlot de matière ait la force de s’échapper, l’énergie qu’il devrait emmagasiner serait suffisante pour le propulser dans l’espace, sans chance de rédemption. Une autre hypothèse elle celle de la capture, qui propose que la Lune ait pu se former ailleurs dans l’espace ( par exemple dans la ceinture d’astéroïdes ) et, sous l’influence d’une masse gravitationnelle immense, comme Jupiter, aurait été déstabilisée pour atteindre la Terre, qui l’aurait attirée dans son champ d’attraction. Mais la composition de la Lune, révélée en détail par les missions Apollo, révèle qu’elle n’a pu se former que relativement près du Soleil. Alors comment expliquer que la Lune soit remontée pour finalement atteindre la Terre ? Mis à part le Soleil ( qui soit dit en passant attire ! ), il n’y a aucun objet suffisamment gros pour perturber l’orbite d’un objet comme la Lune suffisamment pour que celle-ci rejoigne notre planète. Une troisième théorie est celle de l’accrétion. La Lune et la Terre se seraient formées à partir du même nuage de matière. Mais la composition des deux astres diffère, ce qui cause problème. Enfin, la meilleure théorie retenue à ce jour elle celle de l’impact. Un objet assez massif serait entré en collision avec la Terre alors que celle-ci était encore visqueuse. A très grande vitesse, il aurait traversé le globe, qui l’aurait ralentit considérablement et aurait ensuite été retenu par l’attraction terrestre. Ainsi serait née notre Lune.

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